• Chroniques
  • Novembre 23

    "LES MOUSQUETAIRES AU COUVENT" + "LES FOLIES CHAMPÊTRES" = LES MOUSQUETAIRES EN FOLIE.

    Peronnage

    Les Folies Champêtres ont donné "les Mousquetaires au Couvent" samedi 12 novembre à Mirepoix.

    Ce soir-là, nous avons eu droit, comme d'habitude, à des nouveautés et des évolutions :
    - L'encadrement religieux (les sœurs, l'abbé Bridaine) ont toujours plus de mal à maitriser la situation,
    - le vrai mousquetaire-faux moine semble apprécier chaque fois davantage le pruneau à l'eau de vie (surtout l'eau-de-vie).
    - les novices sont plus dévergondées que jamais !
    Nouveauté: La troupe a engagé une technicienne de surface qui fait efficacement son travail... pendant la représentation...

    Vraiment, samedi soir, les Folies Champêtres étaient déjantées et tous les hôtes du couvent avaient une pêche d'enfer !

  • Décembre 5

    Venerque

    par Marie Viallet-Oliva

    Peronnage

    Ça y est, le mois de décembre est là. Nous nous retrouvons à Venerque ; ça sent bon les marrons chauds qui crépitent devant l'entrée du marché de Noël. Nos deux charmantes hôtesses, Christiane et Valérie, vont et viennent pour vérifier que tout fonctionne sans encombre, pendant que nos popeyes, Jean-Paul et Nicolas, fidèles au poste, montent les décors et les feux de la rampe. Le reste de l'équipe se regroupe dans l'école de musique à quelques pas de là, échauffement vocal de rigueur et nous voilà partis pour une italienne sur des bancs d'écoliers... Mais non, il ne s'agit pas là d'une brune pulpeuse roulant les "r" assise dans une salle de classe, mais d'une répétition assise, enchaînant texte et chant! Nous voilà tous projetés dans les rôles des pensionnaires disciplinées du spectacle qui se prépare. Après les présentations avec un acteur malentendant, et des comédiennes d'une autre troupe, nous levons nos verres à cette année qui s'est presque écoulée et partageons une garbure fumante, quelques canapés, des gâteaux et des clémentines... Ah ! Noël et la saveur de la clémentine...
    L'heure tourne et les chefs rappellent à l'ordre pour les dernières mises au point. Nous nous maquillons en douce, en coulisse pendant que se déroule de l'autre côté de la salle un spectacle pour enfants, complètement décalé (comme quoi, nous ne sommes pas les seuls !), animé par d'originales créatures quelque peu azimutées ! Nous accompagnons leur chansons, tout en essayant de rester discrets ; mais qui ne s'est jamais laissé emporté par un "petit papa noël" descendant du ciel, chanté par une fée clignotante incarnée en sapin de Noël ? Nous voilà prêts, les trois coups sont frappés... Que le spectacle commence !

  • Octobre 10

    Montbrun-Bocage

    par L.F. et Titou

    Peronnage

    A Montbrun-Bocage, ce fut une tente militaire, quelque peu austère, qui fit office de loges sous les pluies diluviennes de ce dimanche après midi d'Octobre.
    Personne n'eut deviné l'effervescence qui y régnait : les pensionnaires ajustant leurs corsets ; les mousquetaires rectifiant leurs collants roses, les pieds dans l'eau ; la Mère Supérieure ayant troussé par erreur la robe dans sa culotte : heureusement l'oeil averti de l'Abbé lui permit une entrée en scène décente.
    Il souffla ce jour-là, un petit vent de fantaisie (coutumier à Montbrun-Bocage) : ce fut d’abord le centaure mystérieusement disparu au moment d’apparaître, les pensionnaires à la bourre pour la dictée : qui donc avait caché pupitres et plumes d’oie ? Soeur Opportune à confesse plus que jamais ; Anastasia en boucle, toute nue et toute bronzée ; même des répliques disparaissaient pour mieux resurgir plus loin, et le piano qui cherchait son la ! Mais le clou, ce furent nos moines s’effondrant de rire, d’émotion, de ripaille, enlacés, empêtrés dans leur bure sous l’oeil goguenard de Bridaine qui sauva les pruneaux d’une pente fatale. Heureusement, sous la bure, les mousquetaires veillaient et mariage conclu, l’odeur de la poudre... à canon enveloppa Montbrun. Quelle émotion mes enfants, quelle émotion, mais quel tabac !

  • Septembre 19

    Saint Lizier

    par Laurent Fleurigeon

    Peronnage

    17 septembre, reprise d’automne à St Lizier, siège des évêques du Couserans. Mais pas dans leur immense palais au sommet de la butte. Non, de l’autre côté de la vallée, en pleine nature, face au piémont ariégeois…à l’hôpital psychiatrique, à l’initiative de l’équipe soignante, pour les patients. Le jour dit, un peu d’appréhension quand même derrière notre enthousiasme général à cette idée. Comment les pensionnaires de l’hôpital allaient-ils réagir face aux accortes pensionnaires de notre couvent déjantée..?
    Acclimatation réciproque pendant l’italienne et la mise en place : curiosité, animation inhabituelle, intrusions parfois, vite canalisées par les soignants. Au spectacle, une attention un peu …décalée, des allers-venues, mais une vraie présence de ce public attachant : rires et applaudissements fréquents, aux chants surtout. Et ce jugement final qui donne envie de réitérer l’expérience : « C’est la première fois que ceux qui sortent au bout d’une demie-heure, reviennent s’asseoir et restent jusqu’au bout ». A l’année prochaine !

  • Juillet 6

    Lombez

    par Laurent Fleurigeon

    Peronnage

    Grande halle, énormes piliers carrés de briques roses, au cœur d’une de ces vieilles places mi-médiévales, mi-18ème typiques du Pays Toulousain. C’est à Lombez que nous avons clôturé notre saison et le festival de la ville ce 6 juillet, par un temps superbe et une de ces soirées d’été où l’air porte au loin la musique. Etait-cela ? Malgré la chaleur de la journée, les coulisses improvisées où tous se tassent et tout se mélange, et l’acoustique incertaine du cadre grand ouvert, l’opérette fila d’un trait dans une énergie, une gaieté sans rupture. Chacun de nous présent aux autres, les répliques fusaient, les attaques des chœurs partaient franches, notre plaisir de jouer était palpable. Le public, dense, ne s’y est pas trompé. Gros succès.
    En prime un accueil efficace et chaleureux. Pas de doute, nous reviendrons à Lombez avec Angot promis !

  • Juin 20

    Bérat

    par Laurent Fleurigeon

    Peronnage

    Bérat 2008 – Bérat 2010 quel contraste !
    Novembre 2008 Offenbach : le froid humide et pénétrant malgré les bâches à même l’herbe de la prairie, malgré le chapiteau chauffé ; les sautes d’électricité puis la panne,10 longues minutes. Et pourtant, le public frigorifié si proche, et nous, rattrapant tout, improvisant, reprenant « a capela », tordus de rire aux facéties de Nico à la régie et de Giorghu notre pianiste sans son, et pour finir la bière chaleureusement partagée. Souvenir d’un bonheur rare dans les pires conditions.
    Juin 2010 les Mousquetaires : 17 heures, plein soleil, la rumeur des animations autour de cette grande salle à moitié vide, concentration malaisée. Le rythme qui vient difficilement au 1er acte, la chaleur pour les changements de décors, de maquillage, de costumes plus lents. Les 2ème et 3ème actes embrayent mieux, mais le doute s’est installé, quelques trous..d’air persistent. Au final, spectacle en demie-teinte. Plein d’enseignements précieux.

  • Mars 27

    Lorette

    par Laurent Fleurigeon

    Peronnage

    Salle comble pour cette « 2ème » sous les plafonds à la française de l’ancien hôpital N-D de Lorette, cadre superbe et premières douceurs après les frimas qui nous avaient contraints à décaler. Les amis sont là d’Aurignac, de Martres, du Fousseret, du Volvestre et tous ceux de Lorette, indulgents mais critiques, bref, de quoi traquer.
    Trois mois depuis la première, quelques changements, les réglages indispensables, la scène étroite, pas de quoi chômer avant de se restaurer et de se préparer dans la chapelle transformée en coulisses.
    C’est parti, le rythme est là, le plaisir de jouer et chanter aussi, les ratés sont joyeusement rattrapés au grand bonheur de l’assistance, les rires de la salle nous portent , c’est gagné, nous tenons le spectacle : les mousquetaires intrépides, les pensionnaires délurées, les religieuses complètement dépassées par leurs ouailles et …par elles-mêmes, l’abbé débonnaire et le gouverneur…gouverneur. A nous de …jouer !

  • Jan. 15

    A voir !

    par Martine, Fan

    Si vous aimez l’esprit des "Folies Champêtres", allez déguster leur nouveau spectacle "Les Mousquetaires au couvent" ! Je l’ai vu et franchement, je me suis autant régalée qu’aux "Boufonneries d’Offenbach" ! En plus, il se sont surpassés pour les costumes !

  • Décembre 20

    Aurignac

    par Laurent Fleurigeon

    Peronnage

    Première ! La « générale » hier s’est bien passée, peu de flottements dans cette petite salle si propice au théâtre malgré sa scène minuscule. Reste le froid, sibérien, les coulisses glaciales, l’eau gelée sur les bâches, et les filles peu vêtues claquant des dents au maquillage, aux changements de costumes. Deux jours de rang à régler, corriger, reprendre, se tromper, s’écouter, se surprendre, inventer, rire surtout ; être au bout de cette année de travail, d’hésitations, de ratures, de trouvailles, enfin prêts ? L’est-on jamais au théâtre ?
    Le rideau s’ouvre, l’ambiance du 1er acte surprend, la salle accroche bien, les airs sonnent, l’abbé et les mousquetaires font mouche. Au changement, le centaure intrigue et séduit... Les costumes font un tabac aux actes suivants. Et que dire de nos pensionnaires déchaînées dans ce couvent d’opérette tourneboulé par nos deux moines en goguette : nos trois sœurs en sont elles-mêmes complètement chavirées. La voix de Jimmy scotche. Le public marche à fond.
    Fatigue et trac oubliés, l’heure est à fêter ça joyeusement…au Vouvray avec les amis !